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Retour d’expérience d’un développeur

Bonjour à tous. Aujourd’hui, il s’agit d’un article spécial. En effet, je laisse le clavier à Bastien. Bastien développe des sites Internet et est également associé dans l’entreprise Hygiène Trésorerie. C’est sur cette deuxième casquette qu’il s’exprime dans cet article. J’ai pour habitude de partager mon expérience d’entrepreneur sans connaissance technique qui travaille avec des développeurs informatiques. Et aujourd’hui, j’ai eu envie de donner la parole à l’autre partie. En effet, Bastien va nous raconter son expérience d’entrepreneur développeur qui travaille avec un entrepreneur sans connaissance technique. Grâce à Bastien, nous allons recueillir le retour d’expérience d’un développeur 🙂

Bonne lecture à tous et merci beaucoup à Bastien pour son partage 🙂

Merci Arthur de me permettre d’écrire sur ton blog, je suis très honoré.

J’aimerais donc ici partager mon expérience entrepreneuriale avec Hygiène Trésorerie.

Comment notre entreprise est passée de 0 à 1 ?

J’explique les 5 mois qui ont précédé la première vente.

Notre parcours n’est pas parfait et donc j’espère pouvoir faire éviter certaines erreurs aux entrepreneurs qui commencent.

Ma situation initiale

Je suis Bastien, développeur Web, j’ai démarré l’entrepreneuriat en 2016 inspiré par le fameux film qui conte l’histoire de Facebook. Je me suis dit si Mark Zuckerberg est devenu milliardaire à 21 ans alors je peux le faire à 25 ans.

Mes premiers business étaient fait de ventes de cours d’informatique et de création de sites internet.

Mais avec ma société de service, j’avais un problème fondamental qui était que j’échangeais mon temps contre de l’argent.

Et pour devenir milliardaire, il faut que l’argent soit indépendant de notre temps, car nous sommes tous limités à 24 h.

Il fallait donc que je crée un système automatique qui travaille pour moi.

Louer une maison rapporte un loyer. Vendre des produits numériques sur internet nous enrichit même en dormant.

Mais malgré mes 6 ans d’expérience dans le code je n’avais aucune bonne idée.

C’était frustrant car je sentais que j’avais du potentiel. 

Mais je voulais faire une chose qui rendrait service à notre société, une idée éthique et surtout utile.

J’aurais détesté faire une application de paris sportifs ou un réseau social pour chien, par exemple.

C’est alors que j’ai reçu un coup de fil intéressant.

Rencontre de mes associés

En septembre 2017, Frédéric me contacte pour une prestation.

Au premier abord, c’est une création trop longue pour moi.

Je refuse alors poliment.

Mais il insiste pour que je jette un œil en m’invitant à boire un café.

Frédéric est un multi-entrepreneur, qui a créé une vingtaine de boîtes.

Généralement quand je crée une entreprise, c’est pour la revendre et ensuite réinvestir. 

Ça permet d’acheter au prix faible et de revendre au prix haut.

Parfois ton entreprise évolue en bien mais elle peut aussi va prendre un coup dur.

C’est pour ça que je vends et achète au bon moment.

Il voulait se lancer dans un nouveau projet dans un domaine qu’il connaît peu : l’informatique, mais c’est un rêve passionnant et ambitieux.

Il regrouperait ses 20 ans d’expérience en gestion d’entreprise dans un logiciel.

« J’ai réussi toutes mes entreprises sauf la toute première. »

J’ai échoué parce que je me suis fait avoir par les taxes, j’avais une très mauvaise gestion d’argent.

Je dépensais sans le savoir l’argent que je devais à l’état.

Mais depuis cet échec je me suis posé la question : « Mais comment je pourrais tout anticiper ? »

Être au courant du montant réel que je dispose ?

Comment anticiper les taxes sans comptable ?

Comment estimer mes impôts ?

Où j’en suis dans mes factures ?

Qui ne m’a pas encore payé ?

Combien potentiellement je peux récupérer, si je relance tous mes clients ?

Il me présente alors un fichier Excel qu’il a créé comme une application avec toutes les réponses sous forme de tableaux et de graphiques.

« C’est grâce à cet Excel que j’ai pu réussir mes entreprises. 95 % des entrepreneurs échouent à cause d’une mauvaise gestion. »

Un chef d’entreprise a voulu me l’acheter 3000€ tellement il le trouve génial.

Mais il me manque la touche finale.

Le problème c’est que même avec Excel la gestion prend beaucoup trop de temps.

Il faudrait donc que la saisie pour remplir les tableaux soit automatique et plus rapide.

Si je rentre un montant TTC, il faut que le montant HT se calcul automatiquement.

Idéalement un entrepreneur mettrait seulement 10 minutes à saisir ses dépenses et ses recettes du jour.

Il pourrait connaître ses chiffres en temps réels sans passer par le comptable.

Une bonne gestion te permet de trouver des moyens rapides de gagner de l’argent :

  • Relancer les clients qui n’ont toujours pas payé
  • Voir l’évolution de son entreprise pour anticiper les besoins 
  • Savoir quand investir en publicité pour avoir plus de clients
  • Réduire son impôt en investissant au bon moment
  • Négocier des remises auprès de ses meilleurs fournisseurs
  • En cas de pépin prévenir sa banque avant d’être dans le rouge pour négocier les agios 
  • Pouvoir revendre son entreprise plus facilement en montrant les détails et le fonctionnement interne.

Bref ça te permet d’anticiper.

Est-ce que tu serais capable de faire ça en code pour qu’on puisse le commercialiser sous forme d’abonnement ?

Évidemment c’était l’occasion que j’attendais. Ce logiciel était le produit idéal, éthique et utile comme je voulais.

Mais surtout j’y ai vu le potentiel économique

Puisque tous les entrepreneurs français pourraient l’utiliser.

En terme d’exécution :

Il n’y a aucun stock à gérer, Il n’y a pas de difficulté majeure car le logiciel ne gère pas d’image, c’est quasiment que du calcul à afficher.

Il faudrait donc juste que j’optimise le code pour gérer une masse d’utilisateurs et avoir un bon serveur sécurisé.

Peut-être l’idée du siècle pour faire des millions d’euros ?

J’avais fait quelques recherches. Généralement une idée comme ça existe déjà mais là je n’ai rien vu de tel.

En plus je ne voyais pas de complexités particulières si ce n’est que ça allait me prendre plusieurs mois à coder.

Une semaine après on s’associe avec Éric.

Eric a environ 50 ans comme Frédéric.

Il est aussi entrepreneur et un très bon vendeur, conçoit et installe des cuisines ultra classes dont certaines à 40 000€.

Il est très emballé par le projet et c’est aussi un bon ami de Frédéric et quelqu’un de confiance et investit sans hésitation dans le projet.

On se fixe une date de sortie pour février et une fois le logiciel prêt, on investira dans la publicité pour créer des événements.

Ne connaissant pas ce monde de la publicité, je fais donc une confiance totale à mes associés.

J’ai beaucoup moins d’aisance à l’oral qu’eux.

Ils voulaient vendre le logiciel 1 a 1. Mais J’ai proposé de faire une application web.

Parce que c’est ma spécialité mais aussi parce que ça permettrait de faire qu’une seule installation et de gérer des comptes individuels. Mais ça permet aussi de pouvoir modifier le programme en cours de route et rajouter des nouveautés.

Octobre : le maquettage

Je n’avais pas de cahier des charges, mon premier but était d’analyser l’Excel de Frédéric et de comprendre son fonctionnement.

J’ai donc pris chaque page du Excel et je les ai traduites en page web.

Rien de fonctionnel, juste du facing. C’est-à-dire sans fonctionnement derrière et juste des liens pour naviguer dans la maquette.

Pour gagner du temps, je me sers d’un thème Bootstrap et de Favicon pour créer des visuels et rendre le produit déjà agréable à l’œil.

Je mets environ 1 semaine à délivrer mes premières pages web. Je publie mes pages en mode caché sur un site perso.

N’étant pas dans la même ville, j’ai créé des vidéos du site pour montrer le résultat.

Je souhaitais éviter les problèmes de communication en rentrant directement dans du concret.

Même si rien ne fonctionnait en voyant la maquette, Fred était content car son rêve prenait forme.

Avec ses encouragements et ses conseils, j’ai appris au fur à mesure à quoi servait chaque page.

Car je n’avais qu’une idée vague du résultat final et je n’avais aucune notion de gestion, étant auto-entrepreneur.

Et travaillant sans stock, la gestion n’est pas aussi compliquée que celle d’un artisan plombier.

Je termine tout le maquettage début novembre.

Nous sommes donc prêts à créer la suite.

Novembre : Recherche d’un designer

Le design que j’ai créé ne plaît pas à mes associés.

Pour améliorer le facing et l’intuitivité du logiciel, nous avons contacté des agences web qui pourraient nous créer un design ainsi que notre logo.

Le facing est très important pour la vente. Le site doit inspirer confiance et ne doit pas ressembler à d’autres logiciels.

Nous avions un budget à respecter.

On fait des demandes à notre réseau proche. En premier celui de Frédéric qui avait un contact de qualité : un ami avec une agence web.

La prestation était de 14 000€.

On s’est ensuite tourné vers mon réseau à moi, ma sœur ayant démarré une agence web.

Elle nous a chiffré un devis a 7200€. Ce serait un plus de travailler ensemble pour la communication et la rapidité d’exécution.

Frédéric avait prévu de vendre des abonnements à partir de février 2018, soit dans un délai très court.

Mais malgré l’amitié et la fraternité, les prestations n’étaient pas adéquates à notre demande.

Nous avions des problèmes de communication qui faisaient gonfler les devis.

Entre associés, nous n’avions pas les mêmes discours.

Voici les erreurs commises :

  • Avoir plusieurs discours fait que le prestataire fait n’importe quoi car il ne sait pas où donner de la tête avec des demandes contradictoires. La solution est d’avoir une seule personne qui parle. Cette personne doit faire le point entre les associés et dialoguer et négocier seule avec le prestataire. L’erreur est de croire que parce qu’on est avec les associés parfaits, nous sommes d’accord sur tout.
  • Mélanger les demandes de design et l’UX / design.
    En tant que codeur, il me semblait évident que certaines choses devaient être faites par moi.
    Mais ce n’était pas le cas de mes associés, qui n’ont aucune idée de comment on créé un site internet, je n’ai pas été un bon communiquant.
    Mes associés pensaient que c’était les designers qui allaient gérer l’ergonomie et l’intuitivité. Or, tous les prestataires ne géraient que les « décorations » du site (logo / charte graphique / pictogrammes / images photos etc).
    Le travail d’UX/design se fait normalement en cours de route avec des bêtas testeurs etc…
    C’est quelque chose qui se fait avec le temps. Impossible de penser un logiciel déjà intuitif sans expérience.
    Même avec de l’intuition.
    Pour avoir un bon travail bien fait il faut un retour d’utilisateurs, pour savoir comment agissent 80% des gens.
    Et pour le début le codeur peut s’en occuper.
  • Ne pas avoir d’idée précise du produit final : Nous souhaitions que le logiciel ressemble à un jeu, pour garder le côté intuitif et on souhaitait qu’il ait la même ambiance que celle du jeu Monopoly. Mais nous n’avions pas une pensée unique entre associés. On espérait qu’un prestataire nous proposerait plusieurs choses et qu’elles nous plairait à tous les 3. Mais c’est impossible de plaire à 3 personnes à la fois et qui changent d’avis en cours de route. Donc le mieux pour gagner du temps est d’avoir déjà des croquis au brouillon réalisés en interne. Un design amateur suffit mais il doit être validé par les 3 associés. Ça permet de trouver ensuite rapidement le bon designer adéquat à la prestation. Si c’est un style plutôt dessin, il faut un designer dessin. Si c’est un style jeu vidéo, il faut aller chercher un designer de jeux vidéos ou vous pouvez même trouver des ressources gratuites sur internet etc. La prestation sera forcément moins chère et le résultat sera garanti.

Décembre : la programmation

En parallèle je réalise la programmation jusqu’à fin décembre.

Je n’avais pas besoin du design pour programmer les fonctions cœurs du site.

Une fois défini, je n’aurais qu’à modifier le design des fonctions pour programmer.

J’ai choisi les langages et les frameworks populaires du moment. Pour certains, c’était la première fois que je les utilisais.

  • HTML / CSS
  • MySql
  • Javascript
  • Php
  • Symfony
  • Bootstrap
  • Jquery

Je me rappelle encore mes doutes. Est ce que je fais le bon choix en choisissant des nouvelles technologies ?

Ou dois-je faire avec celle ou j’ai le plus d’expérience ?

J’étais paniqué en démarrant le programme car j’avais le souci de réussir.

Le choix que je faisais maintenant, pouvait nous coûter un temps extrêmement cher.

Je me suis dit qu’en tant qu’associé que je ne devais pas prendre cette décision tout seul.

J’ai appelé Frédéric et lui ai posé mes questions même s’il n’y connaissait rien en code.

Je connais une technologie où je suis sûr de réaliser le travail (Zend).

Mais voilà je peux aussi me former sur une nouvelle technologie plus à jour (Symfony), qui a plus d’avenir donc le site aurait une plus grande longévité dans le futur. En contrepartie, j’irai moins vite au démarrage.

Il m’a simplement dit : laquelle est la meilleure ?

J’ai dit : « Symphony ».

Il m’a répondu : « Voilà fonce ».

Frédéric a des années d’expérience d’entreprise.

Le conseil était si simple mais il valait de l’or.

Cela m’a donné un boost de confiance en moi car j’avais le soutien de mes associés qui me faisais confiance.

Je me suis formé sur la nouvelle technologie. 

Il s’avère que c’était un excellent choix car elle avait beaucoup plus de tutoriels et j’ai appris très vite. 

Deuxièmement cette technologie était beaucoup mieux pensée que l’ancienne. Ce qui fait que oui j’ai perdu un peu de temps à la comprendre mais j’ai regagné dans l’exécution.

Pour balancer le fait que j’étais novice sur la technologie au bout d’un moment j’ai pris un prof particulier car je bloquais parfois sur du code.

Parfois un bug peut être débloqué au bout de 2 jours en faisant des recherches mais avec un prof, la solution peut apparaître au bout d’une heure.

 J’ai un bon ami que je payais 10€ de l’heure. Je lui dois une grosse chandelle.

Mes associés me laissaient le champs libre sur le code et me faisaient confiance mais je tenais a leur faire un point chaque semaine par vidéo.

Eux se préparaient à activer leur réseau en relançant leur vieux amis.

Leur stratégie était d’activer leurs réseaux d’entrepreneurs pour qu’ils achètent notre produit dès qu’il sortirait.

Mes associés étaient contents de mon travail, mais très vite il y eut un problème.

J’ai eu besoin de faire des fonctions profondes dans le site :

  • mise en place d’algorithmes
  • installation de la base de données 
  • installation d’un serveur
  • fonctionnalités pour gérer les calculs
  • fonctionnalités pour créer les tableaux
  • etc…

Le problème de ces fonctions, c’est que c’est la partie invisible de l’iceberg.

Pour mes associés, tout mon travail ne se voyait pas.

C’était la panique.

À distance, c’est compliqué de montrer le temps que l’on y consacre et surtout à eux qui n’ont aucune idée de comment coder.

Frédéric me mettait une pression forte sur les épaules pour que j’avançais, mais le problème c’est que je ne pouvais rien montrer.

Et j’avais du mal à correctement résumer mon travail car je passais environ 8 heures par jour sur le code.

Un autre problème est apparu. C’est que le fait d’avoir du résultat sur le programme a donné d’autres idées à mes associés.

Et ils m’ont rajouté des choses à faire qui n’était pas prévues.

Les délais sont devenus impossibles.

Dans ma tête, nous courrions à la catastrophe mais eux s’imaginaient avoir des ventes fin février. Mais chaque jour, j’avais des nouvelles requêtes à ajouter sur le site.

Je n’arrivais plus à gérer.

J’essayais de faire le maximum de fonctions visuelles.

Mais au bout d’un moment c’était impossible.

C’est alors que j’ai pensé à une solution qui a renversé la situation.

Me mettre en partage d’écran avec Frédéric.

C’était une solution en or.

Frédéric s’est aperçu de tout le boulot que je réalisais en une journée.

Les tensions se sont calmées en une semaine, et on a pu refaire un plan d’organisation plus raisonnable.

Reversement de situation

L’avantage d’avoir Frédéric avec moi était aussi que j’’hésitais moins à innover certaines fonctions de son logiciel puisque je pouvais avoir son consentement immédiatement.

Un gros gain de temps.

Travailler en remote, chacun chez soi en partage d’écran, fait gagner un temps énorme.

Pas de transport, pas de bouchon, moins de stress.

Frédéric ne connaissait pas du tout cette façon de travailler et il m’a dit s’il avait découvert ça avant, il serait devenu millionnaire beaucoup plus tôt.

Avec lui à mes côtés, ça me permettait de rester concentré plus longtemps. Avoir une présence à côté de moi m’aide.

Quand je me pose trop de questions, il me recentre immédiatement.

Deuxièmement, il me motivait constamment en parlant du futur au présent.

J’ai senti un grand soutien de mon coéquipier. Parfois il n’avait évidemment pas la réponse à mes problèmes de codage mais il me motivait à trouver une solution.

Je pouvais travailler jusqu’à 12 heures par jour avec passion.

Quand j’y repense, c’était une période pas facile. Mais j’en garde un super souvenir, car j’ai découvert les capacités qui résidaient à l’intérieur de moi.

Au bout d’un moment, le travail qui avance vite donne l’envie de continuer à travailler, comme un cercle vertueux.

Heureusement, nos femmes respectives étaient là pour nous soutenir dans ce moment fort.

La mienne a toujours était là pour me soutenir pendant que je codais en me préparant des assiettes de frites maison. Que nous avons intitulées frites d’amours, ce soutien donne une force incroyable et forge la détermination.

Dites-vous que s’associer, c’est pire qu’un mariage puisque qu’on partage « une partie de notre vie ensemble ».

Choisissez bien les gens avec qui vous avez envie d’être et qui vous inspirent.

Je remercie Frédéric pour toutes les leçons de vie qu’il a pu m’apporter.

Troisièmement, en créant le site internet avec Frédéric, j’apprenais à devenir un bon gestionnaire, je comprends au fur et à mesure pourquoi chacune des fonctions étaient essentielles à une bonne gestion.

Au bout d’un moment, le site a vraiment bien avancé au niveau des fonctions mais il lui manquait encore un beau design.

Janvier : nouveau prestataire de service

Il nous fait un prix de 1100€ pour le logo et le site.

On s’est dit qu’on tenait enfin un bon rapport qualité prix.

Mais une fois encore, nous avons fait beaucoup d’erreurs dans nos demandes.

Nous voulions exprimer au travers du logo une sortie de labyrinthe fléchée en 3D pour exprimer que le logiciel est comme un GPS qui permet de sortir des embrouilles entrepreneuriales.

Voici les problèmes que l’on a rencontrés pour le logo :

  • Les lignes étaient trop fines et n’étaient pas visibles en petit.
  • Le logo était illisible en noir et blanc à cause d’un mauvais code couleur.
  • L’effet 3D était invisible en petit.

On pensait qu’un designer proposerait des idées de création. Mais dans la réalité, le designer cherche à correspondre aux demandes pour ne pas perdre son client.

Il n’a pas le temps de proposer des idées incroyables, et préfère proposer 3 solutions très classiques.

Un designer ne peut pas prendre de risque en changeant son style de dessin du tout au tout.

Aussi, voici mes règles pour obtenir un bon logo :

  • Le logo ne doit pas se dégrader en Grand, Moyen ou Petit à cause de trait trop fin.
  • Le logo doit pouvoir se décliner en noir et blanc facilement.
  • Le logo n’est pas mystérieux mais exprime ce que vous proposez ou bien vous donne un statut.
  • Le logo doit être assez simple pour perdurer dans le temps,

Si le nom change, le logo doit pouvoir rester le même, évitez d’y mettre des lettres.

C’est très important de demander au prestataire des règles techniques avant de lui demander un logo.

Ça permet de ne pas partir sur de mauvaises pistes ou de demander quelque chose d’irréalisable.

Après avoir pris en compte ces différents points, il faut s’entendre entre associés et proposer ses idées. Pour finalement n’avoir qu’une seule personne qui communique avec le prestataire.

Le moindre changement prend des heures de boulot.

Choisissez un designer qui correspond à votre style (dessin, illustration, 3D etc)

Il faut que son portfolio ait des éléments similaires à ce que vous voulez réaliser.

Au final, le logo nous aura coûté un temps fou.

Le logo n’est pas ce qui convertit le client mais il participe à se forger une crédibilité d’entreprise.

Un bon logo donne une image professionnelle et montre un avantage produit.

La couleur jaune du logo de MacDo fait écho avec les frites et l’ancien rouge au Coca Cola. Maintenant le vert fait penser à la salade et donne un côté “Healthy”.

Bon, malgré nos erreurs, nous sommes toujours fiers de notre joli logo.

Mais pour le design du site, non.

On a préféré se débrouiller.

Eric, étant designer de cuisine, a choisi le code couleur. Fred et moi nous sommes penchés sur le design du site et l’UX/DESIGN.

Février : Tests logiciel

Nous avions l’avantage que Frédéric était le client idéal, il pouvait tester le logiciel en temps réel.

Donc ça permet de régler les bugs utilisateurs et de rendre le logiciel vraiment intuitif instantanément.

Notre cœur de cible étant les artisans comme lui l’a été, il fallait s’imaginer un gros gars un peu bourrin de ses doigts.

Donc on a créé un logiciel avec des gros boutons et des images qui vont droit à l’essentiel.

Je lui ai dit qu’il nous fallait quand même des bêtas testeurs pour voir comment la foule réagirait.

Mais Fred et Eric ne voulaient pas faire ça.

Ce qui me dérange.

Pourquoi ? Parce qu’il souhaitait que le logiciel soit parfait.

Parfait, avant de lancer au public, il faut que le facing soit parfait et professionnel et non pas un logiciel d’amateur qui bugue dans tous les sens.

Ils avaient déjà une liste potentielle de clients et ils ne voulaient pas griller leur chance.

J’ai proposé d’avantager les clients sur le prix mais je ne les ai pas convaincus.

Le choix était difficile mais je comprenais leur opinion.

Mars : Finitions

On préférait attendre que le logiciel soit 100 % terminé, testé et approuvé par Frédéric avant de vendre.

Nous avons codé jusqu’en mai, sans autre bêta testeur que Fred.

La touche finale a été de contraster le logiciel.

Des couleurs de partout, du rouge pour les dépenses, du vert pour les recettes, du jaune pour la banque.

Des pictogrammes de partout. Le but était de rendre le logiciel le plus visuel possible.

Fin avril : commercialisation

Une fois terminé, Frédéric a dit : « Ce logiciel est une bombe ».

On a donné le logiciel en gratuit à des associations mais on a eu aucun feedback ni de pub.

Finalement je ne sais pas si c’était une bonne idée.

Le problème, c’est que si un logiciel gratuit ne plaît pas, les utilisateurs abandonnent simplement sans faire de retour.

On a officialisé la structure uniquement au dernier moment avec un contrat pour s’associer pour privilégier l’exécution.

Le dernier moment a été quand on a voulu vendre.

Nous n’avons pas attendu d’avoir un module de vente en ligne pour vendre.

Ce module pouvait prendre des mois à réaliser à cause de la procédure bancaire (Sauf si on passe par PayPal mais on ne voulait pas lâcher 2,5%)

Notre première vente s’est faite par chèque.

Frédéric est allé voir un contact et lui a fait une démo d’1h chez lui. Il était ravi et enthousiasmé du logiciel et il nous a acheté pour 6 mois d’abonnement. C’était un client à qui on avait déjà pitché notre logiciel quand nous n’avions rien. On lui a montré les 5 mois de travail. Ca a provoqué un effet Waow et actuellement il utilise toujours le logiciel.

Nous avons mis 5 mois pour faire notre première vente, mais je pense que les délais peuvent être encore raccourcis.

En conclusion, mes conseils pour gagner du temps pour bien démarrer de votre entreprise :

  • Laisser mûrir votre idée, avant de commencer.
    Si la motivation disparaît, impossible de travailler. La seule solution est d’attendre quelque mois pour vérifier si vous avez toujours de l’engouement. Pour ma part, je me trouve chanceux d’être tombé sur un projet qui m’a passionné pendant plusieurs mois. C’est quelque chose que je n’avais pas réfléchi avant.
  • Commencer à vendre même si le produit n’est pas parfait. Les produits Apple étaient plein de bugs à leur début, décomplexez-vous là-dessus. Parce qu’entre le moment où on a voulu vendre et le moment où on a vendu il s’est passé un mois complet et en plus on avait quand même des bugs. Tant que vous avez un SAV du tonnerre et que vous êtes réactif sur les bugs, les clients vous aimeront.
  • Créer du contenu en ligne pour vous faire connaître de votre avatar client, et récupérez des mails.
  • Éliminez les features pour vendre le plus rapidement possible. Plus il y a de code plus il y a de bug. Pas besoin d’avoir des supers graphiques en mode Minority Report.
    Concentrez-vous sur votre MVP et faites le fonctionner parfaitement.
    Si vous vendez une voiture, faites qu’elle roule bien, oubliez la clim, les jantes chromées et les vitres électriques.
  • Choisissez de bons associés. Vous devez choisir des associés qui ont les mêmes valeurs que vous. C’est mieux pour la prise de décision. Exemple : vous créez une voiture mais certains peuvent la concevoir pour la vitesse et d’autre veulent faire du électrique pour l’environnement, cette situation est mauvaise. Même si un gars est ultra compétent, si cette personne est malhonnête ou négative, fuyez.
  • Formez-vous, payez-vous des profs. Le savoir coûte cher mais l’ignorance vous ruine. Un prof peut vous faire gagner 2 jours, ne restez pas bloqué.
  • Ne débattez jamais. Il vaut mieux tester et se tromper que de parler et ne rien faire. Si le leader dit de faire, faites le même si vous êtes contre. Soit ça marche, soit vous avez raison. Mais au moins votre groupe apprend et comprend vos choix.
  • Utilisez des outils. Éviter de faire les choses par vous-même quand vous commencez. Prenez un thème gratuit ou à 30€ mais ne perdez pas votre temps avec un prestataire. Ne déléguez jamais ce que vous n’avez jamais expérimenté par vous-même. Quand vous ferez de l’argent, vous pourrez passer au niveau supérieur avec un prestataire et en plus vous aurez la bonne communication.
  • Démarrez votre start-up uniquement si vous maîtriser l’ensemble de toutes les compétences nécessaires pour atteindre votre objectif. L’équipe doit savoir tout faire dès le départ. Ne partez pas avec des variables inconnues.
    Listez les toutes les tâches à accomplir pour arriver au bout de la mission et répartissez-vous clairement les rôles.
    Évitez la situation où vous vous renvoyez la balle « c’est pas à moi de le faire, c’est à toi » et finalement les points clés n’avancent pas.
  • Soyez proches de vos associés. Utilisez les mêmes outils de partage. Soyez dans la même ville. Vivez dans la même maison le temps de vous lancez si vous le pouvez. Soyez pareil. Un Mac et un pc ensemble, ce n’est pas efficace. Parlez-vous tous les jours. Cassez la distance. Faites du sport ensemble etc…

Conclusion

C’est Arthur, je reprends la main pour remercier à nouveau Bastien. J’espère que son témoignage vous a plu et intéressé. Vous avez pu voir une vision différente de celle que je peux vous partager habituellement. Mais vous avez sûrement également remarqué beaucoup de similitudes dans nos expériences respectives. Je vous invite à prendre contact avec Bastien si vous avez des questions à lui poser. Sinon, les commentaires sont faits pour ça. Bastien se fera un plaisir de vous répondre 🙂

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